akua naru miners canary

C’est avec un premier album rafraîchissant sorti en Allemagne que la rappeuse Américaine Akua Naru a déboulé dans nos écouteurs. Grande voyageuse, poète voire philosophe, et très impliquée dans son histoire de femme Afro-Américaine, Akua Naru délivre un Hip-Hop smooth, jazzy, mais non moins conscient et teinté de militantisme. Avec son deuxième album «  Live & Aflame sessions  », sorti en 2013, elle s’autorise un album concept dans lequel elle enregistre dans des conditions live avec ses musiciens «  The Digflo Band  »  plusieurs morceaux du premier album nommé «  … The journey aflame  » sorti un an plus tôt chez Jakarta records. Par la suite, c’est une succession de concerts à travers le monde, des featurings avec Wax Tailor, Questlove, Angelique Kidjo, Guts… Rappelons qu’elle avait fait un petit détour par Chambéry lors du festival Urban Jam en 2012, et qu’elle avait retourné la salle du Brin de Zinc…

Son dernier album sorti au printemps 2015 s’appelle “The miner’s canary” : il est dans une parfaite continuité, très agréable, très classieux, très propre, tout en étant très hip-hop avec un phrasé assez brut, et lorgnant largement, musicalement parlant, vers la soul, le blues ou le jazz grâce à l’intervention de chanteurs comme Cody ChesnuTT ou Fetsum, du trompettiste Christian Scott, la chanteuse Georgia Anne Muldrow, le fameux Bernard “Pretty” Purdie (ancien batteur de James Brown) sur quelques morceaux ; tous les morceaux, produits par Akua Naru et enregistrés live avec des musiciens sont très bons : on a préféré entre autres le classieux “(Black &) Blues People”, l’hommage à l’auteure afro-américaine “Toni Morisson”, le sensuel “Seraphim”, le militant “Mr Brownskin”, le sucré “Canary’s dream”, ou encore le très hip-hop “Heard” qui ouvre l’album, avec en filigrane la voix de Blitz The Ambassador, et  dont voici le clip :

 N’hésitez pas à relire l’interview qu’elle nous avait accordée lors de son passage chambérien.