BBE Records est sans conteste un des meilleurs labels actuels parmi ceux qui recherchent la qualité. Monté par des DJ/diggeurs, des spécialistes, des perfectionnistes, des passionnés de musique soul/funk et hip-hop, à savoir Pete Adarkwah et Ben Jolly.

Les mecs qui étaient au départ DJ ont retourné les clubs de londres avec leurs vinyls, jusqu’au moment où ils se sont dit que ça pouvait être pas mal de lancer un label pour pouvoir compiler les morceaux qu’ils aiment passer en club. « Barely Breaking Even » est né comme ça, dans le but de soirtir des compils. « Barely Breaking Even », raccourci en BBE, c’est aussi et surtout le nom d’un morceau funky disco du groupe Universal Robot Band de 1982.

La première compil sortie chez BBE est l’oeuvre d’un sacré diggeur, Dr Bob Jones, et cette compil s’appelle “stop and listen, vol. 1 » ; il y aura en tout 5 volumes dans la série “Stop & listen” et ensuite, dès la deuxième année du label, en 1997, le début des magnifiques compilations “Strange games & things”, dont le nom est originellement un titre de Love Unlimited Orchestra (à savoir Barry White). Il y aura aussi plusieurs volumes de cette série, compilées entre autres par Kenny Dope, mixées par DJ Spinna, et dans ces compils on retrouve des perles de musique soul/funk, rare groove, voire jazz, des perles qui ont été pour la plupart samplées, ou qui mériteraient de l’être, en tout cas la sélection des morceaux est irréprochable,

BBE Records c’est donc principalement des compils, beaucoup de compils thématiques, dans le but de redonner une nouvelle vie à des vieux morceaux rares ou peu connus, et qui sont à de véritables perles. Les sélections de morceaux faits par des pointures : le légendaire Keb Darge lancé la série des “Legendary deep funk”, Kenny Dope a lancé les “Funk spectrum”, en plus des « Strange games and things », Kon & Amir ont fait notamment la série “Off Track” reliant les différents quartiers de New York, DJ Spinna a fait une série hommage à Stevie Wonder, on a aussi DJ Format, et un large etcetera….

Une autre compil qui a retenu mon attention s’apelle “seven Heaven”, seven, pour le chiffre 7 ; pourquoi 7 ? pour faire honneur à ce que l’on appelle les disques au format 7 pouces, les 7 inches, à savoir les 45 tours ; une compil sortie en 2011, par Mark Webstern et qui compil des morceaux des dix années précédentes qui ne sont sortis qu’en 45 tours sur des labels indépendants ; au niveau du style musical des morceaux, c’est le cross-over : de la soul au soul-jazz organique, passant par des musques latines, disco, jazz vocal, pur funk, et tout ce qu’il y a au milieu et qui n’a pas d’étiquettes ;

Mais BBE Records c’est aussi des albums d’artistes ; le premier à avoir sorti un album solo sur le label BBE c’est le fameux Jay Dee, avec “Welcome to detroit”, le premier volume de la série “Beat Generation” dont on va parler juste après.

Je vais vous présenter un album un peu rare, celui d’un artiste américo-vénézuelien, Luisito Quintero, un percusionniste et fils de percussioniste, que le fameux Louie Vega, de Nuyoican Soul et Masters at Work, a eu envie de mettre en avant vie la label BBE ; l’album “tropical madness revisited” sort donc en 2007 ; il s’agit de morceaux de Luisito Quintero remixés par Louie Vega lui-même mais surtout par son collectif Elements Of Life, collectif qui mélange afro-latin, bossanova et jazz ; autrement dit, qui fait un pont entre Tito Puente et Fela Kuti. C’est donc un album magnifique de fusion afro-latin, une fois n’est pas coutume, qui est sorti chez BBE en 2007.

On continue le tour d’horizon musical de BBE records, après les pépites soul/funk, le détour brésilien, puis vénézuélien, avec luisito quintero, on va partir en Jamaïque, via un anglo-russe ; et oui je veux parler de DJ Vadim, le célèbre DJ / producteur anglais y est aussi allé de quelques albums sur le label BBE et notamment l’album « Soundcatcher » en 2007, ou « U can’t lear imaginashun », sur lesquels il s’orientait vers des sonorités bien plus reggae que d’habitude. Voici le morceau “Fear Feats”.

La cerise sur le gateau pour BBE, c’est de sortir aussi des albums du maitre Roy Ayers ; en l’occurence, des morceaux inédits, compilés sur “virgin ubiquity » volume 1 et 2, des morceaux qui datent de la période 1976-1981 ; période funky bien disco, la preuve avec le morceau “kwajilori”.

bbe-attitudeAlors aujourd’hui BBE records, c’est vraiment une marque de fabrique, et c’est surtout un gage de qualité ; quand un album ou une compil sort chez BBE, on sait que ça sera du bon. Le label en profite d’ailleurs pour sortir régulièrement des compils du genre best of de leurs sorties ; cette année une compil nommée « BBE 20 ans : attitude, belief and determination » ; un triptique, 3 disques, avec comme 3 titres ces trois mots : attitude, foi et determination, 3 mots qui pourraient bien être le credo de son fondateur Peter Adarkwah. Cette compil se veut le reflet de l’état d’esprit du label, tout en présentant 20 ans de catalogue. A savoir que de nombreux DJ vont présenter des mixes spécial 20 ans BBE, et que le premier de la série est lancé par le fameux DJ chris read.

Dernière partie de cette chronique consacrée à BBE records, la série «bbe-bg Beat Generation ». Comme on l’a dit auparavant, BBE c’est au départ l’occasion de sortir des compils de morceaux rares et bons, des pépites à faire découvrir aux auditeurs ; c’est Kenny Dope qui a lancé l’idée à Peter Adarkwah de sortir aussi des albums d’artistes ; la série “Beat Generation” est donc lancée ; le premier sur la liste sera le fameux producteur Jay Dee, qui sort en 2000 son superbe album “Welcome 2 detroit”, qui reste pour moi (et c’est subjectif), l’un de ses meilleurs projets en solo, si ce n’est le meilleur. Suivront d’autres producteurs légendaires et de renom : marley Marl, prionnier du hip-hop à new york au sein du Juice Crew dans les années 80, Pete rock, l’un des meilleurs producteurs de sa génération, et qui a marqué les années 90, Jazzy Jeff, DJ spinna, mais aussi, moins connu, King Britt, qui avait auparavant travaillé avec Digable Planets, et surtout, mon préféré dans cette série, l’album de Will I am “Lost Change”, sorti en 2000, au moment de la bonne période de Blak Eyed Peas, et qui est une véritable pépite bien cachée ! Voici donc un mix d’une vingtaine des minutes et qui résume la série « Beat Génération » ! Enjoy !