Lack Of Afro de retour avec un troisième album ! Après deux premiers essais qui se sont avérés déjà plutôt réussis, le prolifique producteur et musicien remet le couvert, toujours chez Freestyle Records, et le menu s’annonce toujours aussi copieux !

Avec ce troisième opus, Lack Of Afro maintien la fréquence à un album tous les deux ans. Une fréquence plutôt élevée, d’autant plus que l’homme est très demandé, que ce soit derrière les platines ou pour remixer des artistes funk ou hip-hop du moment. Toutefois il faut croire que cela n’altère en rien son talent, puisque cet album est largement à la hauteur de ce à quoi il nous avait habitués.

Même si on retrouve ça et là sa formule habituelle, c’est-à-dire une funk organique sur des beats souvent rugueux, il gagne cette fois en cohérence, laissant la place à plus de soul et de douceur, avec notamment une forte touche rétro.

Après un doux Prelude joué à la harpe, l’album se lance sur Holding My Breath avec au micro l’anglais Jake Morley, pour un titre énergique à l’ambiance pop. La douceur dont nous parlions quelques lignes plus haut est toute à l’image de A Time For, avec un autre chanteur anglais, Wayne Gidden, une ballade soul qui nous ramène tout droit dans les 60’s (il s’agit d’ailleurs du premier single tiré de cet album, et disponible en 45 tours bien entendu). D’autres titres contribuent à l’ambiance retro, comme le soul Fool avec Angeline Morrison (The Ambassadors of Sorrow), ou One For Bielski, titre instrumental jazz-funk sur lequel se succède divers instruments, cuivres, orgue, flûte, …

On retrouve le style typique de Lack Of Afro sur What The Hell avec Wayne Gidden, un titre funky, toujours retro, sur un beat rugueux qui se marie finalement bien à la voix plutôt douce du chanteur, enrichi de cuivres sur les refrains et avec le petit solo à la guitare de Lack Of Afro. Dans les titres énergiques, on retrouve aussi P.A.R.T.Y. avec les Mc’s Wax et Herbal T, sur un gros break beat typique de Lack Of Afro, pour un titre rap façon old school.

Ecoutez What The Hell feat Wayne Gidden :


Nous avons même droit à une incursion dans l’afrobeat, avec Contusions et ses saxophones, tandis que Little Fugue nous embarque tout droit dans une ambiance asiatique.

Deux titres réussis clôturent l’album. D’abord The Importance Of Elsewhere, mi chanté mi rappé, un titre agréable rythmé par une batterie entrainante, sur lequel le sax apporte sa touche funky, et laissant encore une fois Lack Of Afro exprimer ses talents de multi-instrumentiste. Puis vient Lazy Lazarus, un titre que je verrais bien sur une BO de Quentin Tarentino, qui démarre calmement façon western, avant qu’un gros beat ne débarque pour nous entraîner dans les 3 dernières minutes de cet album, qui n’en compte finalement qu’à peine plus de 39, mais qui sont largement suffisantes pour nous faire comprendre que Lack Of Afro n’est pas prêt de s’essouffler.

The Importance Of Elsewhere :